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264 REGISTRES
eviter à son emprisonnement, a consigné cs mains de l'un desd, sergens, porteur desd, lettres patentes, lad. somme de xnc xxv livres. Et d'autant, Madame, que nous vous avons cy devant faict très humbles remonstrances tant sur la reintegrande dud. estat que pour lesd, gaiges, là où avions pensé, comme encores croions que Vostre Majesté n'entend que une ville de Paris soit foullée par ung particullier, et que ce que en avons débattu a esté pour conserver et maintenir ce qui appartient à la Ville, qui est le mesme bien du Roy, "nous avons advisé vous faire ce mot pour vous supplier ne permectre que telle chose soit faicte à lad. Ville, et ordonner que les deniers
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DU BUREAU [i563]
lant necessaires en ceste Ville pour les pavez, fontaines et autres affaires necessaires et destinez pallé Roy et vous, dont led. Receveur est comptable à la Chambre des Comptes, soient renduz à nostred. Receveur, et deffences aud. de Beauvais de ne entre-prandre chose contre lad. Ville, sur telles peines qu'il plaira à Vostre Majesté adviser; vous suppliant Madame, croire que cela nous troubles et fasches comme une acte faicte à la Ville et à nostred. Recepveur non digne d'estre faicte.
"Madame, nous prirons le Createur vous donner en santé trés longue et trés heureuze vie. A Paris, led. jour, u
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CCCCX. — [Refus de Jherosme de Varade de prester deniers au Roy.] Deffences de porter enseignes et tabourlns aux portes.
s3 juillet 1563. (H 1785, fol. 32 v°.)
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Du xxinc jour de Juillet mil vclxiii.
Au jour d'huy, m0 Jherosme de Varade W, conseiller et medecin ordinaire du Roy, suivant la priere ct admonition à luy faicte de prester au Roy nostre Sire cent livres pour employer aux urgens affaires de la guerre dud. Sr, est comparu aud. Bureau, qui a presenté ungprivillege en parchemin, par le moyen duquel il pretend n'estre tenu et ne veult prester aulcune chose de lad. somme. A quoy luy a esté remonstré que, encores que Messieurs du Conseil privé et aultres grandz seigneurs ayent aultant de privilege que luy, ilz n'ont delaissé de fournir et prester deniers pour l'effect que dessus, dont il a requis acte.
Messieurs les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, ayant cy devant entendu les voulloir et intention de la magesté du Roy, à eulx declairées par diverses foys au Conseil privé dud. Seigneur et deppuis réiterées par le srde Sainct Pere, estre qu'il ne soit doresnavant porté enseignes ny labourins pour aller à la garde des portes, auroient, le dix neufiesme jour desd, present mois et an, faict expedier mandemens aux seize Quarteniers de lad. Ville à la fin que dessus, pour icelluy signiffier et faire entendre ausd, capitaines, ad ce qu'ilz n'en puissent pretendre cause d'ignorance, et que cha-
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cun eust à obeyr de sa part ausd, voulloir et intention, comme vrais et fidelles serviteurs dud. Sr.
Et pour congnoistre de quelle obeissance et pied lesd, capitaines y auroient marché, lesd, sieurs Prevost des Marchans et Eschevins se seroient retirez à aucunes desd, portes, mesmes es portes Sainct Martin, Sainct Denis et Sainct Honnoré, où ilz auroient trouvez les capitaines et bourgeois commis à la garde desd, portes à icelles sans enseignes ny labourins, ainsy qu'il leur avoit esté ordonné, fors à la porte Sainct Denis où se trouva une enseigne ployée dans le corps de garde, que le capitaine et enseigne promisrent s'abstenir pour l'advenir de plus porter, ne voullans faire aultre demonstration que de obéissans et fidelles serviteurs du Roy et de lad. Ville, comme au contraire se seroit assez demonstré ung nommé Compans, enseigne du capitaine Desprez , commis puis trois jours à la garde de la porte Sainct Jacques, lequel au mespris et contennement dud. mandement auroit par dérision et mocquerye ramené de lad. porle les bourgeois de sa charge passer par dessus les pontz Nostre Dame et au Change, aians devant eulx deux cornemuses ; lequel Compans mandé et interrogué au Bureau de lad. Ville par mond. sr le Prevost des Marchans, qui l'auroit meu ce faire, auroit dict qu'il n'estoit m" de la compai-gnye, et que ce qu'ilz en avoient faict estoit par
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(•) Jérôme de Varade, reçu docteur en 153o, fut médecin dé François Ier, de Henri II, de François II et de Charles IX, et devint médecin de l'Hôtel-Dieu en 1573; il épousa Antoinette Picot. Son frère Jacques fut conseiller au Parlement. (Cf. D' Le Paulmier, 'Ambroise Paré, p. 153.)
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